Les Gens

 


  Un voyage, ce sont des lieux, bien sûr, mais aussi des rencontres. Elles sont souvent éphémères. Un voyage fait de nous des gens de passage. Mais cette situation, dont chacun a conscience, rend ces instants d'échange souvent plus intenses, du moins dans la perception que nous, touristes, en avons. Se faire inviter à prendre le thé par une famille dans une yourte restera gravé dans les mémoires de chacun, même si, en soi, prendre le thé ne représente pas pour nous un grand dépaysement. Et ces rencontres sont simplement marquantes parce qu'on a fait 5000 km « pour être avec vous ce soir » et que les gens sont différents.

  L'étranger est toujours un objet de curiosité. Bien souvent, il intrigue et attire les questions, donc les questionneurs. Un Occidental dans un pays pauvre attire aussi, bien malheureusement, par son aspect tiroir-caisse ambulant. Certains d'entre nous estiment que c'est pareil à Paris, sauf qu'il n'y a pas de métro à Bichkek.

  L'étranger peut être vulnérable, parce qu'il ne comprend pas la langue et ne connaît pas l'endroit où il se trouve, ni les traditions et les mécanismes qui régissent la société. Vulnérable, mais aussi libre. Ne pas savoir où on va dormir le soir fait bien sûr partie du jeu. Aussi, les rencontres marquantes

sont-elles souvent celles de personnes qui, dans l'adversité, certes parfois toute relative, ont apporté leur secours. Comme jadis Brassens et l'Auvergnat, nous leur dédions notre site.

  Les êtres humains ont donc, heureusement, coloré notre séjour au Kirghizistan. Bien sûr, la barrière de la langue a fortement réduit le potentiel de rencontres. Nous avons toutefois trouvé beaucoup de jeunes, heureux de pouvoir pratiquer leur anglais avec des Européens. Dans le train, dans le bus ou sur 100 mètres dans la rue, ils n'ont pas hésité à venir échanger trois mots avec nous.

  D'une certaine manière, l'essence même du peuple kirghize - son mode de vie nomade - a créé une certaine complicité dans nos rencontres. Au détour d'un sentier, du haut d'un cheval ou au volant d'une Lada rossinante, la première et systématique question que l'on nous posait était : « Atkouda ? » , « D'où venez-vous ? » et souvent « Où allez-vous ? ». Au-delà d'une curiosité évidente, ces questions semblaient s'ancrer dans une tradition, une habitude qu'ont les gens qui voyagent.

  Retour sur quelques visages souriants...

NATACHA

Notre petite fée Kirghize

VLADIMIR

La soupe chaude dans les nuages

ISLAN

Un jeune étudiant en informatique

Les jeunes d'Altyn Arashan

En vacances à deux pas de chez soi

LE JEUNE CHANTEUR

Une rencontre dans un bus

La famille de Canyon Rouge

Une famille qui nous a accueilli