Grande randonnée autour de Karakol


  Notre premier but était d’aller sur le glacier Engilchek, mais les tracas administratifs nous ont amenés à nous réorienter vers une boucle de 6 jours qui traverse les vallée proches de Karakol, c’est assez couru, mais fort joli. Ca rappelle les Alpes en plus grand et il y a possibilité de faire de l’alpinisme (voir les photos de cette rando).

Départ de la randonnée

  A partir de Karakol , il faut prendre le bus pour Djéti-Oghouz et s’arrêter au terminus, puis prendre la piste qui longe la rivière.

Niveau physique

  Difficile, sans que ce soit de l’alpinisme. Le chemin n’est pas balisé, mais c’est surmontable.

Où dormir

  Camping sauvage et yourtes…

Déroulement

Premier jour :

  On arrive le soir à Djéti-oghouz. . On va pour dormir chez l’habitant, mais ça se révèle beaucoup plus cher que ce que nous avions compris… et nous retrouvons à planter la tente dans la nuit noire, au bord de la rivière.

Deuxième jour : dénivelé (positif) entre 600 et 800 m. Nous partons à 7h30 et nous suivons la piste pendant 2h, elle traverse plusieurs fois la rivière avant de croiser un de ses affluents rive droite (la rivière Téléti en l’occurrence). Il y a un chemin qui bifurque de la piste principale pour suivre la Téléti, c’est celui qu’il faut prendre (pendant environ 2 heures) pour arriver dans le cirque de la Téléti.

  C’est ici que nous avons bivouaqué après qu’Antoine s'est blessé au genou.

Note : nous pensions passer le col dans la même journée , mais le sentier qui mène au col n’est pas évident et l’ascension est assez longue, et ça aurait certainement fait trop pour une seule journée.

Troisième jour : On reste sur place et Antoine et Jérémie partent pour Bichkek.

Quatrième jour : dénivelé (positif) : 1000m. Ascension du col (3800m) entre la vallée de la Téléti (2850m) et celle de Karakol (2500m).
Nous avons remonté un peu la vallée pour ensuite suivre un vague sentier mal indiqué (pas marqué à la peinture, faut pas rêver, et avec des cairns au petit bonheur la chance) en nous orientant à vue de nez vers l’endroit où le col semble se trouver. La pluie et le vent n’arrangent rien, et il nous faut environ 3 heures pour arriver au col.

  La redescente est plus tranquille bien qu’il faille faire attention à être sur la rive gauche du ruisseau que l’on suit lorsque la vallée de ce dernier s’encaisse. Nous, on s’est trompé, et on a dû crapahuter dans le pierrier rive droite, qui ne s’y prête pas du tout.
Usés, nous nous sommes arrêtés avant de rejoindre la rivière Karakol, mais vous pouvez continuer…

Cinquième jour : On repart en cours de journée, pour trouver la Karakol gonflée par les pluies (pas autant que nous), et là encore, il faut faire attention à rester sur la rive d’où vient le sentier (c’est-à-dire rive gauche) pendant au moins trois quarts d’heure (eh oui, on s’est retrouvés sur l’autre rive). On a alors la chance de rencontrer un garde certifié par l’Etat qui demande de payer un droit de passage d’environ 5$/pers…
Nous nous arrêtons près du pont qui permet de rejoindre le lac Ala-Këli, mais il y a plus sympa : traverser le pont et commencer à remonter entre 1 heure et 1 heure et demi pour rejoindre une cabane qui est à côté d’un petit lac.

Sixième jour : dénivelé (positif) : 1000m. Balade à la journée au lac Ala-Këli.
La montée dure environ 3 heures dans un cadre verdoyant avec un passage assez raide avant d’arriver au lac. Le sentier n’est pas trop difficile à suivre et le lac est joli.

  Il ne fait ni beau ni chaud (en août ça semble fréquent dans ce coin).

Septième jour : dénivelé (positif) : 1300m

  En passant par le lac Ala-Këli, nous passons le col pour la vallée d’Altyn-Arachan. En arrivant de la vallée de Karakol, lorsqu’on regarde le lac (en fait lorsqu’on regarde vers l’est), le chemin pour le col se trouve sur la rive gauche, et il faut encore compter 1h30 ou 2h pour atteindre le col. Le sentier qui y mène passe dans de la caillasse mais n’est pas trop raide . Par beau temps, on voit des sommets à 5000m, mais nous, c’était des nuages (nous avions un peu traînés près du lac). De l’autre côté, il faut faire attention à rester sur le sentier, qui n’est pas toujours visible et lorsqu’il y a des vaches, il faut plutôt être sur la rive droite du ruisseau . Nous étions sur l’autre, et nous nous sommes paumés. C’est pour cela que nous avons bivouaqué avant de rejoindre la vallée.

Huitième jour : Deux choses à signaler : les sources chaudes non payantes se situent après le hameau, sur la même rive, en contrebas de la rivière, il y a un sentier qui y mène.

  De ce hameau à l’arrêt de bus, il y a environ 20 km de piste, le paysage est assez joli, mais ça reste de la piste et c’est longuet (4h environ).
  Il y a des bus jusqu’à 4 heures (pour nous c’était le cas ...)