Carnet de Bord


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Jeudi 16 Août 2001

(Journée de Chris, Etienne et Rémi)

Vallée de Karakol à berges de la rivière Karakol

  Après une matinée sous la pluie, petite journée de marche. On rencontre un petit groupe de touristes, Chris essaie de marcher sur l'eau, le temps s'arrange.

Matinée sous la pluie

  Bon, comme la veille, on se réveille à 6h dans l'espoir d'avoir un temps dégagé et un superbe panorama. C'est râpé. On se recouche un peu, histoire d'avoir au moins une satisfaction dans la journée. Puis on décide de faire la grève de la marche pour bien montrer à la météo qu'on n'est pas d'accord avec ce deuxième jour de pluie : on pratique les activités de tente déjà décrites avec en plus quelques courtes excursions à l'extérieur pour subvenir à nos besoins.

Petite journée de marche

  On est sorti de cet état par des voix humaines qui appartiennent à un petit groupe qui passe sur l'autre berge (celle où il y a le chemin). Il est donc envisageable de marcher sous ce temps, et on a tôt fait de rejoindre le groupe qui comporte 5 personnes, Etienne discute avec l'une d'entre elles, qui est Kazakhe et apprend que sur les cinq seulement deux sont touristes (elle et un Allemand) les trois autres sont porteurs ou guide. Et les touristes ont nos âges.

Chris essaie de marcher sur l’eau

  On les double et c'est un tort car on perd le chemin et on se retrouve dans la tourbe sur la mauvaise rive à faire floc-floc avec nos chaussures.

  Il faut dire qu'après ces deux jours de pluie, malgré les meilleures précautions (sac poubelles pour couvrir les sac à dos, capes de rando par dessus) toutes nos affaires sont comme une serviette près une douche et ça pèse sur les nerfs. La nature aussi est détrempée, la rivière Karakol que l'on traverse à tort, est sortie de son lit et alimente sans compter les tourbières de ses rives. A partir de ce moment, Chris décide de manière unilatérale que ses chaussures sont trop détrempées et que ça ne sert plus à rien d'éviter l'eau et qu'il va donc aller tout droit. Seulement, il ne pourra pas marcher le lendemain et on ne pourra donc pas faire la boucle qu'on avait initialement prévue, et dans cette optique on envisage - si le mauvais temps persiste le lendemain, de rejoindre directement Karakol (qui est en aval, à 4, 5 heures de marche).

Soirée au coin du feu

  On s'installe finalement sur les berges de la rivière Karakol, non loin du groupe d'où l'Allemand, désoeuvré durant la préparation du repas vient faire la causette alors qu'on essaye de faire un feu. Ce soir là, Chris ne sortira pas de la tente, et comme le temps s'est arrangé, Rémi et Etienne resteront tard au coin du feu à surveiller les chaussettes qui sèchent et à faire des vocalises. On attend beaucoup du temps du lendemain.


Jeudi 16 Août 2001

(Journée d'Antoine et Jérémie)

L'appartement

  Antoine et Jérémie quittent l'hôtel Ak Say pour un appartement rue Moskva. Journée repos et déambulation dans Bichkek. Courses dans un bazar du quartier et bon petit gueuleton le soir préparé dans la cuisine toute équipée de l'appartement.

Installation dans un appartement

  Jérémie part le matin pour la maison du voyageur pour retrouver la mère de Natacha. Elle parle également très bien Français et se propose de l'accompagner jusqu'à l'appartement (à l'angle des rues Moskva et Soviet) qui est effectivement libre. Ouf ! On va pouvoir quitter l'hôtel. Sur le chemin, elle m'explique qu'elle était professeur à l'université et qu'elle continue de coordonner les écoles où l'on peut apprendre le français à Bichkek. L'appartement est très bien : 3 pièces, balcon, cuisine équipée et salle de bain avec baignoire et eau chaude. Le luxe quoi !

    Jérémie retourne chercher le pauvre Antoine qui se morfond dans sa chambre dans la crainte que l'appartement ne soit pas libre. Gros soulagement d'Antoine à son arrivée, on se rend immédiatement à l'appartement.

Après-midi dans Bishek

  Nous retournous d'abord à l'hôpital Kirghize pour faire changer le pansement d'Antoine et surtout remercier Ourlan pour ses soins et son acceuil de la veille. Maheureusement, il semble (personne ne parle anglais) qu'il ne soit pas là. Dommage, nous aurions aimé le revoir. Toutefois la plaie d'Antoine ne suinte plus.

La vie d'un quartier de Bichkek

  En revenant dans le quartier où se situe notre nouveau logement, on fait quelques courses à un mini-Bazar proche de l'appartement pour préparer un bon repas. Ce petit marché et la vie du quartier nous renvoie une autre image de Bichkek. Nous étions malheureusement restés sur la désagréable impression laissée par notre rencontre avec les faux flics, ce qui nous rendait plutôt méfiants et suspicieux à l'idée de déambuler à nouveau dans les rues de la capitale. La vie dans ce quartier un peu éloigné du « centre touristique » nous rassure. Au fil des jours, les commerçants vont nous reconnaître, on discutera un peu avec eux ainsi qu'avec certains locataires de notre immeuble. Ainsi, la location de cet appartement nous permettra-t-elle de garder de Bichkek cette image agréable d'un quartier populaire.


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